Vagina, un des personnages illustrant le spectacle «Red Shoes»

Red Shoes

Manipulation de corps, détournement d'objets et mots de tous les genres

oeil

un spectacle
tout public

escarpins
poupée coupée en 2

Présentation

“Je suis une bombe déguisée en réveille-matin, et je serai la première surprise au moment de l’explosion.”

— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Red Shoes est le parcours de Judy, l’histoire d’un corps assigné « F » à la naissance qui, de petite fille modèle à femme adulte dépossédée de soi, prend conscience des normes, des cadres, des moules qui l’ont peu à peu détournée d’elle-même. Par quelques zooms arrière sur son passé et en questionnant les modèles auxquels elle s’est pliée pour se construire, Judy manque tout à coup cruellement de mots pour se définir et d’espace pour exister. Pour recouvrer son identité, Judy chausse ses souliers rouges et part en quête d’une nouvelle forme de pensée pour être là, pleinement, face au monde.

- Le fond -

ASSIGNÉE DÈS L'INSTANT DE NOTRE NAISSANCE, NOTRE IDENTITÉ EST, PAR DÉFINITION, SEXUELLE. EST-CE ANODIN ? EST-CE CONTRAIGNANT ? SOMMES-NOUS ENCORE CAPABLES D’OUVRIR DES ESPACES VIERGES POUR SE PENSER AUTREMENT ? SI OUI, COMMENT ? SI NON, POURQUOI ?

croquis du dispositif scénographique

MOBILE DE LA PETITE ENFANCE, ARBRE, MANÈGE, MÉCANISME D’HORLOGERIE, INSTALLATION OU RADEAU DE LA MÉDUSE, L’OBJET SCÉNOGRAPHIQUE SUGGÈRE UN ESPACE QUI SE TRANSFORME. MÉCANIQUE DE PENSÉE, IL INCARNE UN ESPACE MENTAL QUI SE MET EN BRANLE À FORCE D’AGILITÉ, DE TEMPS, D’EFFORT ET D’IMAGINATION…

- La forme -

Tandis qu’une voix raconte l’histoire du corps auquel elle appartient, un corps sur scène incarne le chemin, la passerelle, entre les pôles de l’enfance et de l’âge adulte, des images inculquées, interrogées puis reconquises du féminin et du masculin, des choix libres et des cadres imposés, du sol stable et du vertige, de la soumission et de la résistance. Ce corps se mobilise et s’émeut pour mieux comprendre le sexe qu'il a - et dont il est - pour en expérimenter le potentiel et les limites identitaires, et les explorer, tandis que la voix off, tel un monologue intérieur, nous invite dans l'intimité de sa boîte crânienne.

Notes d'intention

“Je suis une fille. C’est établi depuis ma naissance. Un petit F est inscrit, comme un détail, dans le coin supérieur droit de ma carte d’identité.”

— JULIE ANTOINE

Le « F » de femme. De féminin. De femelle. Qu’est-ce que ça veut dire? Pour moi, et pour les autres. Quelle force ce F fait-il surgir? Quelle fragilité? Quelles peurs, quels désirs, quels rêves y sont attachés? De quels clichés, de quels archétypes, de quelles images faut-il s'affranchir pour être soi, sous cette identité? Quel corps est induit par ce F? Pour devenir la femme que je suis, quel pouvoir ai-je donné au regard de l’autre sur moi? De quelle manière ce regard m’a-t-il façonnée? À quels endroits de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte a-t-il agi sur moi, ce regard, et déterminé mes choix, mes renoncements, mes compromis? Julie Antoine étendue sur scène, surplombée par un buste de femme en plâtre

lettre F en différentes polices de caractères Je trouve que devenir soi est une épreuve. C’est la reconquête d’une terre occupée, le pourchas du joyau perdu. N'est-on pas chacun son propre Graal? La complexité de cette quête et l’audace qu’elle exige, je la suggère par la manipulation d’objets et de matières. Je crois en l’évocation poétique que crée l’image d’un corps en relation dans l’espace avec la matière. Il s'agit de faire de ce corps lui-même un objet traversé par la pensée qui l’anime et le transforme. Je voudrais offrir au regard du spectateur un objet vivant qui se questionne, se libère et s’invente.

La thématique

“On peut décider qu’il n’y a que des arbres, et en se promenant dans la forêt, on ne verra que des arbres. Mais si l’on choisit de nommer les chênes, les saules, les érables, avec un peu d’habitude, on finira par les voir. Dans cette foule uniforme des «arbres» soudain on reconnaîtra l’érable.”

— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

La sexualité, l’identité de genres, la manière de se penser et de se définir face au monde sont des questionnements fondateurs qui traversent chacun d’entre nous, adulte ou adolescent.

"Je suis prisonnière du mot femme", dit la voix qui cherche à comprendre comment cette assignation au sexe féminin, à la minute même de sa naissance, a déterminé tout son parcours : ses normes, ses cadres, ses modèles, ses aliénations consenties. Et comment, après cette prise de conscience, affuter sa pensée, interroger le langage et le corps, pour s’en affranchir, et se redéfinir avec d’autres critères, d’autres mots qui sont peut-être à inventer?
Notre projet questionne la pertinence des modèles qui nous sont donnés à suivre, il ouvre à la possibilité de s’inventer plutôt que d’imiter. Comment, par-delà le formatage des sexes et des genres, ouvrir des espaces vierges pour se penser autrement ?

IDENTITÉS DE GENRES /CORPS / SEXUALITÉS /
NORMES & INVENTIONS

Le texte

Moi Judy / corps identifié d’un coup d’œil / assigné sexe féminin à la naissance / d’un simple coup d’œil sur sexe / corps féminin / assignation évidente / nul besoin d’expertise / examen inutile / état clinique immédiat confirmé sans hésitation par tampon de l’état civil / lettre F / aucun doute / aucune question / Félicitations! C’est une fille.— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Sexe? Féminin. La case se coche en haut de deux jambes épilées qui s’ouvrent, et se ferment, et se croisent, assez longues et que peuvent allonger encore chaussures à talons / efforts plus qu’aisance à tenir sur talons mais persévérance [...].— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Je / est une femme et je deviens femme / concavité prête à recevoir en elle organe masculin / belle complémentarité / évidence naturelle / érection du clitoris? Oui / érection des mamelons? Oui / ce mot «érection» est-il inconvenant s’agissant de l’excitation sexuelle féminine?— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Quelque chose remonte des fonds obscurs. Dans tout ce silence, je ne sais par quel mystère, ma voix s’est fait entendre. Un appel, immense et léger, revenu de loin, de si profond. Ma voix. Dans tout ce silence. Je veux de l’air! Insondable ténèbre liquide et soudain : la peau se déchire. Je choisis d’appeler «peau» cette membrane résistante et fragile à la fois, qui fait à la surface du temps, frontière entre la mémoire et l’oubli. De même, je choisis d’appeler par mon nom ce qui va surgir.— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Question : quelle est l’existence d’un être qui n’a pas de nom? Question : ce corps que je pressens, suffirait-il de le nommer pour le rendre perceptible? Question : comment fait-on pour ouvrir, quelque part dans sa propre pensée, un espace nouveau et comment fait-on ensuite pour remplir cet espace avec un mot qui n’existe pas? Questions : comment s’émancipe une pensée? Comment s’invente un mot? Comment se dit un corps? Je ne suis pas un garçon manqué. Je suis…? À quel âge est-ce que j’ai cessé d’être capable d’imagination? Question. Quelle est l’existence d’un être qui n’a pas d’imagination?— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Exuvie. Voilà un mot qui ouvre un espace dans ma pensée, voilà un espace qui promet à mon corps un effort d’imagination! Ça sonne comme une «ex vie« et comme un exutoire. L’exuvie, c’est ce corps en creux que laisse derrière soi l’insecte qui vient de muer, cette carapace vide qu’il abandonne à chaque nouvelle croissance, ce n’est pas sa peau, mais son squelette. Ainsi, la demoiselle peut muer jusqu’à douze fois avant d’être adulte. Voilà une pensée qui ouvre en moi un nouveau corps possible. Et d’ailleurs l’exuvie laissée par la dernière mue de la métamorphose s’appelle l’exuvie imaginale.— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Je suis là, avec mon prénom de fille et ma barrette dans les cheveux. Un peu de vernis sur les ongles minuscules. Une jupette qu’il ne faut pas salir. Des collants qui me gênent. Mes sandalettes ne courent pas vite, et elles laissent entrer les cailloux. Je boude. [...] C’est comme s’il était obligatoire d’indiquer au monde que je suis une fille. Et comme s’il fallait impérativement le rappeler aussi à mon corps. C’est comme s’il avait besoin

d’accessoires pour être une fille, mon corps. Comme si la petite prune fendue dans ma culotte n’était pas un sexe, mais juste une paire de fesses en miniature, et que mon sexe par conséquent, on devait me l’ajouter! Je boude. Car les accessoires qu’on ajoute à mon corps pour lui apprendre qu’il est une fille, ça m’entrave, ça m’encombre, ça me déforce, ça m’empêche de suivre mes cousins dans leurs jeux.

— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Je mets tout mon talent à remplir exactement l’espace qu’on me laisse et en toute logique, je conçois ma liberté comme un ajustement. J’ignore cependant que l’horizon est courbe, et je maintiens bien droite ma ligne de flottaison. Mon corps est un vassal, docile et fidèle aux ordres de ma tête, et quant à mon cœur, il est à la baguette. Et tout va bien. Comme vous voyez… Je ne manque de rien. Et soudain, je veux de l’air. Et j’en veux beaucoup. Et j’en veux longtemps. J’en veux du frais dans mes poumons, j’en veux du chaud sur ma peau, je veux du grand large sous ma voile, je veux du cri dans mes désirs. Je veux de l’air sinon je meurs! Voyez-vous cet enfant qui vole?— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

On peut décider qu’il n’y a que des arbres, et en se promenant dans la forêt, on ne verra que des arbres. Mais si l’on choisit de nommer les chênes, les saules, les érables, avec un peu d’habitude, on finira par les voir. Dans cette foule uniforme des «arbres» soudain on reconnaîtra l’érable. Et si l’on décide alors de distinguer, dans cette forêt un peu plus familière car un peu moins anonyme, l’érable plane, l’érable sycomore et l’érable champêtre, on finira par ne plus les confondre. Et même, on trouvera normal d’en différencier les identités! [...] Autant demander à un saule de faire semblant d’être un érable sous prétexte qu’un saule ça n’existe pas!— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Le langage est tout sauf anodin. Si aucun mot ne vous désigne, vous n’existez pas. Et si un mot obscène vous désigne, si un mot ridicule ou péjoratif vous désigne, si une insulte vous désigne, vous devenez vous-même dans votre existence une insulte qui serait faite aux autres. Pisseuse. Blonde. Pute. Gouine. Trou du cul. Bâtard. Chien. Traître. Youpin. Métèque. Bougnoul. Mongol. Les insultes, c’est la voix des forts qui écrasent les faibles. C’est la voix des majorités qui relèguent les minorités. Peut-on remettre au monde un mot, le remettre aux bouches, le rendre à la pensée des corps?— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

C'est il ou c'est elle. [...] c'est un garçon ou c'est une fille, d'ailleurs il n'y a pas d'autre mot. C'est tout simple et personne n'y échappe.— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Cette réalité à deux cases, où l'on est prié de biffer la mention inutile, moi je ne m'y retrouve pas.— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Les Indiens quant à eux, considéraient que les Berdaches possédaient en un seul corps l'expression des deux Esprits : [...] féminin et/ou masculin.— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

Et il y a, surtout, le droit de changer autant de fois qu'on le veut d'identité et de préférences.— CHRISTINE AVENTIN / Red Shoes

gravure de crabe «bernard l'hermite»

Le texte du spectacle a été publié
aux Éditions MAELSTRÖM,
dans la collection "Bookleg".
www.maelstromreevolution.org

Julie Antoine sur scène, de la farine tombant en pluie sur son bras

Video

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une bottine et un pied allant chacun leur chemin opposé

Photos

photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012 photo du spectacle «Red Shoes» / © Yves Gabriel 2012
chapeaux

L'équipe

BERDACHE PRODUCTION ASBL

Histoire de l'oeuf et de la poule, lequel des deux engendra l'autre ? Berdache Production ou Red Shoes ?
Sous le label pan-identitaire qu'est Berdache Production, Julie Antoine s'entoure d'artistes créateurs pour oeuvrer à des spectacles qui agitent les imaginaires, interrogent les évidences et libèrent les possibles.
Le langage visuel qu'elle développe est axé sur le rapport qu'entretiennent corps, objets et matières.
Le point de départ des projets se niche dans le fin fond de son grenier intime et se mue au fil des créations en une immense auberge espagnole. Avec Berdache Production elle désire interroger un Je au milieu du On qui fait norme, en tentant d'y poser un regard critique, politique et surtout poétique*.

* Super Pouvoir de Berdache Production: croire en la force irréductible de la poésie qui créera trouble et réflexion: ébranlement salvateur.

LA PORTEUSE
DE PROJET

Comédienne de formation, Julie Antoine s'est toujours intéressée au langage du corps. Cet intérêt l'a menée par monts et par vaux, où elle a flirté avec la commedia dell'arte, le théâtre-danse et le théâtre gestuel, pour enfin trouver chaussure à son pied dans la manipulation de corps et d'objets. Après avoir suivi différentes formations aux côtés de Nicole Mossoux et Agnès Limbos, elle crée 2 formes courtes de théâtre d'objets : «Requiem pour un bout de papier» et «Black Out», qu'elle joue en Belgique et en France. En 2008, elle rejoint le Tof Théâtre pour la création de «Premiers Pas sur la dune» et fait par la même occasion son baptême de marionnettiste, plaisir qu'elle partage également avec la Compagnie 36,37 sur le spectacle «Zazie et Max, histoire de genres». Depuis 2010, parallèlement à son travail de manipulatrice, elle mène de port en port (et chaque jour mieux entourée) le navire de Red Shoes.

L'éQUIPE
DE CRéATION

Julie Antoine [+]
― Jeu et manipulation

Elle sort en 2001 diplômée du Conservatoire Royal de Liège avec une grande faim d’exploration du mouvement. Après avoir roulé sa bosse en jeune public, elle s’exalte dans la manipulation de corps et d'objets sous l’oeil bienveillant d’A. Limbos et de N. Mossoux. En 2008, elle s'initie à la marionnette avec le Tof Théâtre et rejoint dans la foulée la Cie 36,37. En 2013, entourée de ses acolytes de Red Shoes, elle fonde l'asbl Berdache Production et prend le vent dans ses voiles.

Dimitri Joukovsky [+]
― Création lumière

Suit ses études à l’INFAC en section scénographie/régie et est ensuite engagé comme régisseur au Tof Théâtre. Parallèlement à cela, il travaille également avec différentes compagnies en tournée et/ou en création lumière : le Théâtre du Léviathan, le Théâtre Mâat, la Compagnie Agnès, Alphonse et moi, la Compagnie Les Nuits Claires, la Compagnie Gare Centrale, la Compagnie Sequenza, la Compagnie Karyatides, la Compagnie Les Pieds dans le Vent, la Compagnie Héliotrope.

Murielle Texier [+]
― Comédienne vidéo

Sortie en 1994 du Conservatoire de Rennes, Murielle Texier poursuit sa formation pendant trois ans auprès d’Érik Gerken, lui-même issu de l’Ödin Teatret. Après cette expérience «totale» (administration de la compagnie, trainings quotidiens, création des décors et des costumes, vie communautaire), elle choisit l’indépendance et travaille depuis avec différents metteurs en scène, entre autres : Dany Simon, Dominique Féret, Delphine Cheverry, Myriam Saduis.

Sarah Antoine [+]
― Mise en scène et voix off

Actrice issue du Conservatoire de Liège, metteuse en scène, porteuse de projets de recherche sur la poétique des corps en mouvement , elle travaille sur la musicalité théâtrale, questionne les liens entre arts et politique, intimité et identités, imaginaire et réalité. Entre la composition et l'improvisation, son univers s'inspire d'Artaud, de Beckett, de Schwab, Fabre, Jelinek, des poètes surréalistes, aime l’art contemporain pour sa libération imaginative comme source de vitalité et d'émancipation pour tous à des fins infinies de transmission de la vie.

Sonia Lefeuvre [+]
― Composition et création sonore

Après s’être mise en scène dans des performances relevant de la sculpture vivante à l’école des Beaux-Arts de Nantes (DNSEP 2003 avec les félicitations du jury), Sonia s’est installée devant son ordinateur pour en découvrir l’immensité des possibilités musicales. Sonia a toujours pratiqué la musique, en famille d’abord, autant que sous la douche ou sur scène dans le cadre de concerts. Elle a aussi passé de nombreuses nuits blanches à ausculter son piano, à en disséquer la lumière dans le noir. Outre sa pratique de DJ, elle a aussi été amenée à mettre sa créativité au service de projets divers et a notamment créé des jingles pub, des ambiances sonores pour des installations plastiques, et a composé le livret d’un opéra pop : «Killer Killer», de Sam Wiggins.

Christine Aventin [+]
― Auteur et Dramaturge

Naît en août 1971. Connaît à quinze ans son quart d’heure de gloire. Y laisse quelques plumes. Recouvre l’anonymat. S’y affûte bec et ongles. Se pose la question de l’écriture. Puis celle du roman. Commence, interrompt, reprend et achève «Le Désir demeuré». S’installe à la campagne. Écrit «Portrait nu». Fait un enfant, y passe les nuits, les jours, marche dans les bois, se pose la question du retour à l'écriture. Puis celle du théâtre. Remplit des pages. Vit avec le sourire. Parvient même à en rire.++ «Le Désir demeuré» est paru aux Éditions du Somnambule Équivoque.
++ «Portrait nu» est paru aux Éditions Le Cercle - poche.
++ «Breillat des yeux le ventre», à paraître en janvier 2013 aux Éditions du Somnambule Équivoque
Les Éditions du Somnambule Équivoque / Christine Aventin

Damien Zuidhoek [+]
― Régisseur général

Régisseur et éclairagiste, formé aux techniques du spectacle à l’INFAC entre 2002 et 2005, Damien Zuidhoek est régisseur général au Théâtre Le Public de 2005 à 2009 où il participe à de nombreuses créations. Il occupe le poste de directeur technique à La Bellone - Maison du spectacle de février 2009 à juin 2011, où il signe de nombreuses créations lumière. Régisseur free-lance à ses heures avec la Cie 36, 37, Point Zéro, Thor au Rideau de Bruxelles, Les Tanneurs, etc., il participe en octobre 2011 à la création (régie lumière et vidéo) du projet «Petite Narration», texte de Wojciech Ziemilski, mise en scène de Fabien Dariel, et assure la création lumière du spectacle «Cortex» (danse-théâtre) en janvier 2012.

Aurélie Deloche [+]
― Scénographe

Diplômée en juin 2008 de l'atelier de scénographie de J-C De Bemels à la Cambre, elle signe les créations scénographiques de Jean-Michel d’Hoop (Cie Point Zéro) pour ses spectacles «L’école des ventriloques», «Trois vieilles», «La tempête» et «De trop» (en association avec la Cie Maritime et le Théâtre du Public). Hervé Guerrisi fait également appel à ses talents de scénographe pour son spectacle «L’incendie de la ville de Florence». D’autre part, elle réalise marionnettes, décors et accessoires pour «Zazie et Max, histoire de genre» de la Cie 36,37 et pour «Albert», film d’animation d’Élise André, ainsi que des scénographies d’expositions : «Gilbert Corsia, l’hédonisme de la couleur» (Paris), «Jean Rouch, storyboard» (Festival L’aire du Vent). En parallèle, elle conserve une activité de plasticienne et conçoit des installations «Le banquet des Rogatons» en 2009 et «Fils» en 2008.
www.aureliedeloche.com

Éric Delayen [+]
― Création vidéo

Né à Dunkerque en 1969, Éric est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Dunkerque (1992), de l’École des Arts décoratifs de Strasbourg (1995), et d’un master Post-Diplôme à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille (1995). Depuis Éric Delayen vit et travaille à Liège, et expose régulièrement en Belgique et à l’étranger, notamment aux galeries Frédéric Desimpel (Bruxelles), LM espace SOL Project (Séoul), Arteaspoon (Bruxelles), Friche de la Belle de Mai (Marseille), Les Brasseurs (Liège) et participe à de nombreux festivals vidéos et expositions collectives à Anvers, Montréal, Barcelone, Rotterdam, Dublin…
Il est également enseignant à la Haute Ecole de la province de Liège.
www.ericdelayen.be

LES PARTENAIRES DU PROJET

RED SHOES A ÉTÉ RÉALISÉ AVEC L’AIDE :
  • de la Fédération Wallonie-Bruxelles
    ― Service du Théâtre ;
EN PARTENARIAT AVEC :
  • le Théâtre de Galafronie ;
  • le Tof Théâtre ;
  • le KJBI ;
  • La Roseraie.
ET LE SOUTIEN DE :
  • Parlement de la Fédération Wallonie- Bruxelles ;
  • WIP (Wallonie Image Production asbl) ;
  • La Bellone - Maison du spectacle ;
  • Le Centre culturel de Flemalle.
logo de la Fédération Wallonie-Bruxelles logo de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Le Parlement logo de la Région wallonne logo de l'Institut pour l'Égalité des Femmes et des Hommes

Toute l’équipe de Red Shoes tient à remercier Toztli Godinez de Dios, Bernard Senny, Myriam Riga, Alice Valle, Valérie Périn et Anne Hautem pour leur précieuse collaboration.

♦ ♦ ♦
Merci aussi à Guy Carbonnelle, Jeanne Bidlot, Anaïs Héraut, Gaïa Saitta et Pierre Jacqmain.

♦ ♦ ♦
PHOTOS DIAPORAMA © YVES GABRIEL / TOUTES LES AUTRES PHOTOS © JEANNE BIDLOT / ILLUSTRATIONS WWW.CLIPART.COM

l'équipe de création en plein travail
yeux

Dates

- DATES PASSéES -

-  Le 10 mai 2012 à La Roseraie – Bruxelles
― Création

-  Les 20, 21 et 22 août 2012 à la Mezon – Huy

-  Le 29 décembre 2012 au Théâtre Marni – Bruxelles

-  Le 7 février 2013 aux Halles de Schaerbeek – Bruxelles
― dans le cadre du festival «Propulse»

-  les 23 et 24 septembre 2013 à Charleville-Mezières – France
― dans le cadre du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes

-  les 5 et 6 novembre 2013 au Centre Culturel d'Andenne

-  le 5 décembre 2013 à La Roseraie – Bruxelles
― dans le cadre de l'université d'hiver de la Fédération Laïque des Centres de Planning Familial

-  les 7 et 8 juin 2014 à Fléchin – France
― Festival « Mais où va-t-on? »

-  le 5 septembre 2014 à 20h au CC Jacques Frank – Bruxelles

-  le 3 octobre 2014 à la Cité Miroir à Liège
― dans le cadre du festival « Contre/Bandes »

-  le 27 janvier 2015 à 13h30 au Théâtre de Liège
― scolaire

-  le 28 janvier 2015 à 10h au Théâtre de Liège
― scolaire

-  le 28 janvier 2015 à 19h au Théâtre de Liège
― tout public

-  le 3 avril 2015 à 20h à la MdJ Chez Zelle - Louvain-la-Neuve

+ DATES à VENIR +

+  Aucune date pour le moment...

Presse

Le Karagöz - 25 septembre 2013

Plus tard, à 19h, «Red Shoes»

Un poème vivant :
une femme qui se débarrasse d'une féminité étiquetée,
qui assume tout ce que nous sommes «tout à la fois»,
un présence poignante et sincère,
contestataire,
engagée,
libertaire.
// Annie B.

Julie Antoine sur scène

Liens

Bibliographie

À venir...






Julie Antoine joue sur scène avec un cadre recouvert d'une toile blanche
nuée de doigts pointants

Contact

buste de femme en plâtre

Responsable du projet

Julie Antoine
T : 0473 / 50 01 19

Régisseur Général

Damien Zuidhoek
T : 0485 / 00 37 57
M : regie@red-shoes.be

Diffusion

Mademoiselle Jeanne asbl / Anne Hautem
T/F : +32 (0)2 377 93 00
M : anne.hautem@scarlet.be

www.red-shoes.be berdacheproduction@gmail.com

* = champs obligatoires

Objets de Controverse

Juli Antoine se déshabillant partiellement sur scène

Des ados dans la salle

Conscients que notre spectacle peut, par ses thématiques et ses enjeux, avoir un écho particulier chez les adolescents, nous nous sommes posé la question d’une brochure permettant aux accompagnants, éducateurs, professeurs de faire face aux réactions qu’il ne manquerait pas de susciter.

Il était important pour nous cependant de ne pas nous poser comme détenteurs d’une vérité à transmettre. C’est pourquoi nous avons préféré constituer un corpus de textes retraçant de manière brute certains de nos parcours dramaturgiques.

Notre dossier, intitulé « Objets de controverse », s’articule en trois sections distinctes :
1. La Différence des Sexes - analyse d’un cas : la barbe
2. Les Forts et les Jolies : les clichés du genre
3. X,Y,…Z : les Identités Subsidiaires

Chacune de ces sections est composée de documents provenant de sources aussi diverses que des encyclopédies, traités de philosophie, articles de presse, blogs, dictionnaires, … qui sont autant d’angles de vue différents sur les mêmes thématiques.

Notre idée était d’une part, de mettre à disposition des savoirs alternatifs et d’autre part, de permettre au lecteur de faire son chemin de pensée personnel dans cette matière, de sorte qu’il façonne pour lui-même ses propres outils d’émancipation.

Ce dossier, qui a reçu le soutien de l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes et de la direction de l’Égalite des Chances, est disponible sur demande auprès de la compagnie, et/ou téléchargeable ci-dessous.

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